Médias psy : articles, vidéo, audio…

 Le Professeur G. Pommier nous alerte !

« Chers collègues,

Nous tenons à vous informer des événements qui se sont déroulés le 29 septembre dernier à Nanterre. Une journée d’étude y a été organisée par Hypersupers TDA/H France. Cette association est dirigée par Mme Gétin qui n’est ni universitaire, ni médecin, ni psychologue. Cette manifestation en faveur du diagnostic TDA/H était soutenue par quatre laboratoires pharmaceutiques. Le diagnostic qu’elle promeut n’est reconnu comme tel par aucune classification française. Il prétend désigner une maladie neurologique, génétique ou un « déficit ». Il n’en existe aucune preuve scientifique. Les enfants qui rencontrent des difficultés ne peuvent pas se plaindre, et leurs parents sont inquiets. Et si ce diagnostic est cautionné par une Université, ils auront confiance en des traitements qui – dans la plupart des cas – ne les aident pas à résoudre des problèmes qui le plus souvent sont relationnels. Nous tenons à disposition les dossiers qui démontrent que ce « diagnostic cible » sert à promouvoir la vente de médicaments. Ils contiennent des drogues – selon les classifications françaises. Il est probable que sa promotion finira par déclencher un scandale sanitaire, du même ordre que celui du Mediator et du Levothyrox

Dans ces circonstances, nous nous sommes adressés au président de l’université, M. Balaude, pour nous étonner de la caution que l’université apportait à ce diagnostic. Nous nous sommes d’autant plus étonné que les droits d’inscription ont été directement versés à TDA/H France, soit jusqu’à 40.000 euros. Plusieurs d’entre nous se sont malgré tout régulièrement inscrits à ce colloque, pour participer au débat. Le jour-même, des vigiles nous ont interdit l’accès de l’amphithéâtre. C’est un événement sans précédent dans l’université, par tradition ouverte à la recherche et au débat. Vous pouvez regarder la vidéo qui témoigne de ces faits (elle a été vue par 2000 personnes sur YouTube et 8000 personnes sur Facebook) : https://www.youtube.com/watch?v=inDTbYMIV5M

Nous souhaitons que les enseignants s’informent en toute impartialité de ce dossier. Ils ont la grande responsabilité de former des cliniciens afin d’aider les enfants et leurs familles. Nous pensons que plusieurs approches thérapeutiques sont toujours souhaitables, pour arriver aux meilleurs résultats possibles. Mais la pluridisciplinarité et la recherche sont dévoyées, si elles cautionnent un « diagnostic » forgé de toute pièce à des fins commerciales. »

Pr. G. Pommier, Laboratoire C.R.P.M.S. Centre de Recherches Psychanalyse, Médecine et Société – EA 3522 – Paris VII – Psychiatre, psychanalyste et Président de l’APLP (Association pour la psychanalyse)


Documentaire : « Ce qu’il reste de la folie », prise en charge de la maladie mentale au Sénégal, entre tradition et approche clinique psychiatrique

 


Télécharger Textes de Freud (étudiants UE PYOD604) :

télécharger UE PYOD604V_Textes_FREUD

Télécharger textes de Lacan (étudiants UE PY0D604) :

Position_Inconscient_LACAN_Kail

Remarques_RApport_Lagache_LACAN

S8_LE_TRANSFERT_LACAN_Kail-1

S11_4conceptsFondamentaux_LACAN


Consulter le Code de déontologie des psychologues :

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Article de la FNARS : le dispositif de musicothérapie au sein d’un CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) conduit par Fabien Sorabella, psychologue et musicothérapeute :

À Toulouse, un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) propose aux enfants des familles accompagnées de participer à des ateliers de musicothérapie pour les aider à exprimer leurs souffrances sur les situations qu’ils ont vécues ou vivent encore.

Ouvert en 2002, le CADA Adoma Pierre Nougaro accueille 90 personnes, en famille exclusivement. Originaires du Congo, de Russie, du Nigéria, d’Albanie, parents et enfants sont hébergés dans des appartements autonomes allant du T1 au T1 bis, et accompagnés au quotidien par une équipe de cinq intervenants sociaux. Confrontées à des persécutions ou à des situations traumatisantes lors de leur exil, les familles accueillies sont également en perte de repères suite à l’abandon de leur environnement d’origine (social, culturel, familial, linguistique) et dans l’incertitude d’une réponse quant à leur obtention d’un statut de réfugié. Autant de facteurs qui peuvent nécessiter, en complément de l’accompagnement social, un soutien psychologique.

Si l’orientation des parents vers la permanence d’accès aux soins de santé psychiatrique intervient fréquemment, l’équipe du CADA a pu remarquer que cela était moins évident pour les enfants. « Quand les enfants font des cauchemars, des crises d’angoisse, et que l’on parle de consultation psychologique aux parents, ils ont l’impression qu’on les juge comme de mauvais parents », indique Christelle Tesseyre, intervenante sociale. Départ précipité du pays, mort d’un proche, violences, convocation à l’OFPRA, inquiétude concernant leur intégration en France, les parents parlent peu avec leurs enfants de ces ruptures, de ces changements pourtant très sensibles. « Nous essayons de leur faire comprendre que leurs enfants ont aussi subi des traumatismes, qu’en vivant dans la même pièce que leurs parents, ils partagent aujourd’hui leurs angoisses, et qu’il faut les aider à en parler », complète-elle.

Afin d’offrir un nouvel espace d’expression aux enfants, le CADA décide, en 2012, de mettre en place des ateliers hebdomadaires de musicothérapie. « Une voie d’entrée ludique, moins directe que les consultations psychologiques. Et quoi de plus universel que la musique ? », estime Christelle. Pendant deux sessions, l’une de 18 séances de janvier à juin, puis une seconde de septembre à décembre, les enfants sont suivis par Fabien Sorabella, psychologue et musicothérapeute, membre de l’association Kaïro. Les ateliers ont lieu dans une salle de vie collective du centre d’accueil. En petits groupes, les enfants, de même tranche d’âge et de même situation migratoire, sont invités à jouer avec des instruments variés, en lien avec les pays qu’ils ont quittés. Guitare, djembé, balafon, chaque enfant choisit l’instrument qui lui correspond le mieux pour parler de ce qui est douloureux. Jouer de la musique, échanger en collectif, en individuel, écouter des mélodies, les ateliers misent sur l’alternance pour laisser à chacun le temps de mettre des mots sur son vécu. « Il y a une vraie adhésion des enfants, avec une forte assiduité qui corrobore le bienfondé de l’action » indique Mathias Beaufort, directeur du CADA Adoma.

Pour consulter l’intégralité de l’article, veuillez suivre ce lien : http://www.fnars.org/publications-fnars/f-le-magazine-de-la-fnars/les-dossiers-de-f-magazine/6655-accompagner-de-la-musique-pour-lib%C3%A9rer-la-parole


German Acre Ross, docteur en psychologie et psychanalyste : « La Jalousie pathologique aujourd’hui »


Documentaire réalisé par Mariana Otero : »A ciel ouvert »

Alysson observe son corps avec méfiance. Evanne s’étourdit jusqu’à la chute. Amina ne parvient pas à faire sortir les mots de sa bouche.À la frontière franco-belge, existe un lieu hors du commun qui prend en charge ces enfants psychiquement et socialement en difficulté. Jour après jour, les adultes essaient de comprendre l’énigme que représente chacun d’eux et inventent, au cas par cas, sans jamais rien leur imposer, des solutions qui les aideront à vivre apaisés. Au fil de leurs histoires, « A ciel ouvert » nous ouvre à leur vision singulière du monde.


Marie-Rose Moro, professeur en pédopsychiatrie et clinique transculturelle, – « 1001 façons d’être parents »

Revue Insistance n°11 : Éduquer, soigner, gouverner… faire désirer

Insistance psychologues Portet sur GaronneÀ la suite des trois métiers impossibles de Freud – éduquer (Erziehen), soigner (Kurieren) et gouverner (Regieren) – Lacan évoque, dans le séminaire « L’envers de la psychanalyse », une quatrième « opération » impossible que l’hystérique produit dans son discours : faire désirer. Il s’agit donc de trois métiers dont la transmission dépend d’un désir singulier, « incomplétude radicale ». Manque qui ne peut pas être entièrement satisfait. S’agit-il d’un désir propre à l’homme politique, à l’éducateur et à l’analyste ? Et dans cette perspective, de quel lieu institutionnel ou psychique ce désir opère-t-il pour ces trois métiers ? Ce numéro interroge l’expérience de la psychothérapie institutionnelle en France et celle de Beit Ham en Israël (institution qui accueille et accompagne des adolescents en difficulté). Il a l’ambition de questionner l’actualité d’une clinique qui s’appuie sur la théorie psychanalytique confrontée à la rupture du lien social et à ses conséquences psychiques dans les banlieues de grandes villes et dans des sociétés qui vivent dans le conflit. 

Renseignements : http://www.editions-eres.com/ouvrage/3648/eduquer-soigner-gouverner-faire-desirer


MédiaPsy video, un site à découvrir pour les personnes intéressées par la psychologie, la psychanalyse et la psychiatrie…

informations psychologie psychanalyse psychiatrieObjet : Développer des actions audiovisuelles dans le domaine de la santé mentale. La création de l’association a été motivée par le besoin, pour un certain nombre de personnes  liées par leur expérience des « Rencontres vidéo en santé mentale » de se réunir institutionnellement autour d’objectifs diversifiés liés à l’audiovisuel et à la santé mentale. Ce lien s’inscrit en particulier dans une démarche de transmission d’expérience, de pérennité et de développement de projets porteurs de l’éthique des Rencontres vidéo en santé mentale , à savoir la réinsertion par l’activité de personnes souffrantes, leur participation en tant que sujet à leur processus de soins et de réadaptation et une meilleure compréhension de la part du public des problématiques de santé mentale.

Renseignements : http://www.mediapsy.tv/#!emergences/blsk0


Conférence vidéo de Olivier Douville, psychanalyste, Maître de conférences des Universités et directeur de publication de la revue Psychologie Clinique. « Comment accueillir l’errance ? »


 Conférence vidéo de Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain, directeur d’enseignement à l’université de Toulon. « Le théâtre intime de la honte. »

Un nouveau visage de la honte, inédit, émouvant et profond, nourri par les acquis les plus récents des neurosciences et de la psychologie. C’est ce qu’explore Boris Cyrulnik, passant de la biologie de la honte à sa psychologie, chez les primates, de la petite enfance à l’adolescence, en matière sexuelle ou familiale, et jusqu’à la honte des survivants de crimes de masse. Avec toujours cette interrogation : comment ne pas s’enfermer en elle comme dans un terrier ? Comment ne pas se murer dans les réactions émotionnelles multiples qu’elle engendre chez chacun de nous ? Et comment retrouver liberté et fierté sans tomber dans le piège de l’absence de honte, qui est aussi indifférence à l’autre et peut conduire au pire ?


Roland Gori,  psychanalyste et professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’université Aix-Marseille – « La Fabrique des Imposteurs »


Documentaire de Marie Rose Moro : « J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau »

Dans sa consultation d’ethnopsychanalyse à l’hôpital Avicenne de Bobigny, Marie Rose Moro reçoit des familles migrantes venues d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et d’ailleurs. Là, les patients peuvent exprimer ce qu’ils vivent sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire.
Le récit et l’interprétation des rêves tiennent une grande place dans la progressive saisie des pensées inconscientes.
Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.


Conférence de Bernard Stiegler : « Les écrans et la jeunesse »

Récemment, dans un article qui n’hésitait pas à affirmer que « la télévision tue », le journal Le Monde se référait à une étude menée par Frederick Zimmerman et Dimitri Christakis, pédiatres de l’université de Washington, qui ont établi un lien direct entre consommation précoce d’images animées et déficit attentionnel, mettant en évidence que la synaptogenèse des cerveaux infantiles était modifiée par le rapport aux images animées. En France, les enfants passent plus de trois heures et demi par jour devant leurs écrans, soit plus de 1 200 heures par an à regarder la télévision, à surfer sur Internet, à jouer sur leur console ou à envoyer des SMS, contre 900 heures sur les bancs de l’école.  L’objet de la conférence est de réfléchir au devenir des jeunes générations dans notre société marchande et mondialisée, particulièrement face aux écrans.

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